Cécile Vidaller, le nouveau chapitre du Château Guitignan

Les Crus Bourgeois du Médoc racontent des histoires. Des histoires d’hommes et de femmes qui ont décidé de passer leurs vies au rythme des saisons pour accompagner la vigne et donner à ses raisins une autre dimension, celle d’un vin qui traversera le temps. Certaines histoires s’écrivent et d’autres se vivent… Au Château Guitignan, à Moulis, Cécile Vidaller perpétue la tradition familiale sans pour autant oublier son amour pour les livres. Portrait de cette viticultrice qui lit un verre à la main !

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vidaller

Curriculum Vitae

Nom(s):Vidaller

Prénom(s):Cécile

Date de naissance :13 septembre 1977

Lieu :Talence (33)

Taille :1,69M

Expériences professionnelles :Initiée aux vins dès ma plus tendre enfance par des grand-pères vignerons en Médoc, je suis comme qui dirait tombée dedans quand j’étais enfant. Des souvenirs dans leurs caves, j’en ai des dizaines et que des beaux ! Mais mon choix premier était de poursuivre des études de lettres et j’ai aussi trouvé refuge au sein des librairies. Le livre a été le fil conducteur des mes expériences lyonnaises, savoyardes, romaines, manosquines et montpellieraines. Au même titre que le livre, le vin doit être protégé, transmis et partagé avec amour, poésie et surtout plaisir.

Langues parlées:Anglais, Espagnol, Italien, Allemand et quelques mots de polonais.

Sport-Hobbies :Vélo, lecture, danse contemporaine, théâtre.

1ère dégustation :Un montbazillac lors du repas du samedi midi chez les grand-parents paternels.

Dernière dégustation :Hier soir, un côtes catalanes.

Dernière découverte vinique :La palette œnologique du carignan.

Plus beau souvenir de dégustation :Un Médoc 1953 que mon arrière grand-père maternel avait lui même vinifié et que l’on a (re)découvert lors des 90 ans de ma grand-mère, il y a 3 ans. Le vin était harmonieux, séduisant, fruité et IRRÉSISTIBLE. Un véritable voyage dans le temps et dans l’histoire de ma famille.

Pire souvenir de dégustation :Lorsque j’ai convié mes amis les plus gourmets pour un repas en ‘accords mets et vins’ et que les deux premiers flacons était bouchonnés.

Vin préféré hormis le vôtre :J’ai toujours eu un plaisir immense à partager une bouteille de Saint-Chinian.

Signes extérieurs de bourgeoisie :Un séjour à Venise pour découvrir la vraie cuisine vénitienne.

Signes extérieurs d’anti bourgeoisie :Mon goût pour les imitations burlesques.

Une citation, une devise :« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité » Saint Exupéry.

«Il nous faut savoir observer, écouter et ne jamais oublier que nous travaillons avec du vivant»

Votre rapport à la nature :Travailler la vigne c’est avoir tous les ans la possibilité d’accompagner un végétal, comme on pourrait le faire avec un petit enfant. On accueille ses premières fleurs avec grand bonheur et nous guettons d’un œil attentif tout son développement jusqu’à ce qu’il prenne son essor et nous délivre le meilleur de lui même. Il nous faut savoir observer, écouter et ne jamais oublier que nous travaillons avec du vivant.

Plat préféré :Paupiettes de veau aux morilles.

Restaurant préféré :Le Coquillage, Olivier Roellinger.

Péché mignon :Des rouleaux de printemps.

Curriculum Vini

Nom(s):Château Guitignan.

Date de naissance :XVIIe siècle.

Lieu :Moulis en Médoc.

Signes distinctifs de bourgeoisie :Il peut s’inviter à de nombreuses tables et se comporter bien aux côtés de mets riches et généreux.
Il est souvent admiré, ses récompenses le prouvent, parfois envié pour ses rondeurs et sa puissance.

Votre vin est à boire avec :Quelques amis, sur les bords de l’estuaire, un jour de grand beau temps, avec au menu quelques brochettes d’agneau de Pauillac grillées.

Âge de prédilection :15 ans et parfois plus.

Portrait chinois

Si votre vin était :

Une chanson :Le Métèque, Georges Moustaki.

Un artiste :Emmanuel Michel, sculpteur et peintre.

Un livre :Tous les matins du monde, Pascal Quignard.

Un film :Un éléphant ça trompe énormément, Yves Robert.

Un homme politique :Montaigne, humaniste et de son temps.

Une devise :A cœur vaillant, rien d’impossible !

Un fromage :Gaperon.

Une charcuterie :Boudin noir.

Un plat :Un canard au chou rouge et aux pommes

Un homme :Mon père.

Une femme :Marguerite Yourcenar.

Un objet :Un dictionnaire.

Une oeuvre d’art :Le Baiser de Brancusi.

Une couleur :Bleu comme un ciel méditerranéen.

Une saison :l’Automne, surtout celui de Vivaldi.

Une arme :La thyrse de Bacchus, une lance entourée de feuilles de vigne et de lierre surmontée d’une pigne pin.

Une force :La ténacité.

Une faiblesse :La gourmandise.

Un voyage :Autour de la Méditerranée avec pour guide Abdelwahab Meddeb.

Une fleur :« La pivoine. Massive sans être grossière, parfumée sans être piquante, et résistante. Elle est aussi belle dans un jardin que dans une estampe japonaise. »

Une histoire :Celle de ma famille. Du côté maternel, la famille est installée depuis le XVIIe siècle et a vécu les riches heures du Marquis de Riscal dans la Rioja au XIXe siècle. Les ancêtres paternels sont arrivés d’Espagne, d’Aragon, dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. L’aïeul acquiert quelques vignes dans le Médoc et accompagné d’une poignée de viticulteurs crée il y a tout juste 80 ans,en 1935, la Cave coopérative, à laquelle nous sommes aujourd’hui rattachés.