Le pain n’est jamais perdu !

Le pain est, avec le vin, l’élément le plus emblématique de notre gastronomie et de notre art de vivre français. Si on s’amuse parfois à dire qu’un repas sans vin n’est qu’un petit déjeuner, quand est-il d’un repas sans pain ?

En plus d’accompagner à merveille des terrines, des plats en sauce et nos fromages, le pain s’invite au cœur même d’un beau dessert traditionnel, qui replongera tout le monde dans sa plus tendre enfance : le pain perdu.

Pain-perdu

Recette pour 4 personnes


Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 10 min

Ingrédients :
  • 4 belles tranches de pain rassis
  • 3 oeufs
  • 30 cl de lait
  • 10 cl d'eau de fleurs d'oranger
  • 5 cl de rhum ou de kirsch
  • zeste de citron
  • beurre
  • sucre semoule

Association :

- Château d'Agassac 2011 -


Château d'Agassac 2011

Economique, simple et diaboliquement bonne, la recette du pain perdu existe différemment dans de nombreux pays, au sein même de plusieurs régions. Ainsi trouve t’on le « Pain doré » au Canada, le french toast en Angleterre, la torrija en Espagne, la croûte dorée en Suisse ou encore les « rabanadas » au Portugal. Autant d’appellation et autant d’interprétation de cette recette.

Historiquement, le pain perdu provient de la nécessité de nos ancêtres de ne pas perdre de la nourriture. Le pain rassis pouvait être ainsi utilisé et non pas jeter à la poubelle comme on a trop tendance à le faire aujourd’hui. Repris et revisité par de nombreux cuisiniers, ce dessert est proposé sur certaines tables de restaurants gastronomiques.

Voici donc une des recettes du pain perdu, héritée de nos Grands-parents, telle que nous la faisons dans le Sud-Ouest et particulièrement dans le Médoc.

« Le pain perdu se prépare de plusieurs manières. A la campagne, on utilise dans cette recette du gros pain rassis. Voici deux manières recommandables de l’apprêter :

1° Couper du pain rassis en tranches, tremper-les dans de l’œuf battu, légèrement salé et aromatisé, au goût, avec de l’eau de fleurs d’oranger, de la vanille, du rhum, du kirsch ou du zeste de citron râpé, puis faites-les-frire dans du beurre ou même dans de la graisse ; servez-les chaudes, saupoudrées de sucre semoule.

2° Coupez, comme précédemment, du pain rassis en tranches. Mettez dans une casserole du lait légèrement salé et aromatisé avec de l’eau de fleurs d’oranger, de la vanille, du rhum, du kirsch ou du zeste de citron râpé, faites bouillir, laisser refroidir un peu. Trempez les tranches de pain dans ce lait parfumé, laissez-les s’en imprégner le plus possible sans trop les ramollir, passez-les ensuite dans de l’œuf battu et faites-les frire dans du beurre. Saupoudrez-les de sucre semoule au sortir de la friture et servez-les. »

Les plus gourmands d’entre vous rajouteront une boule de glace à la vanille pour compléter le tout.
Une belle manière de finir un repas tout en douceur. Sur ce joli dessert, nous vous conseillons de garder un fond de verre de vin rouge, un jeune Haut Médoc, comme ce Château d’Agassac, débouché sur le plat principal, qui aura eu le temps de s’ouvrir pleinement et qui ajoutera de la rondeur et de la longueur à la texture moelleuse et parfumée de ce pain que nous avons failli perdre.

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